
Ton journal post-partum peut tenir en quelques mots dans un carnet ou une note sur ton téléphone. Aucun format particulier ni rituel matinal n’est nécessaire.
Voici sept questions auxquelles répondre en un mot ou en quelques phrases, quand tu en as envie et que le moment s’y prête.
Il n’y a pas de longueur minimale pour que cela compte.
Un journal post-partum adapté à ton énergie
Certains jours, trois minutes sont déjà difficiles à trouver. Tu peux écrire moins, ou remettre cela à plus tard.
Un journal post-partum aide certaines personnes à nommer leurs émotions ou à préparer une demande de soutien. Il ne prévient ni ne traite un trouble de santé mentale et ne convient pas à tout le monde.
Choisis le format et le moment qui te conviennent. Pendant une tétée, reste attentive à ton bébé et à une position confortable ; tu peux écrire ensuite si tu en as envie.
Question 1 : un mot pour décrire ta journée
Un mot ou une courte expression peut suffire.
Fatiguée. Triste. Ça va. À cran. Perdue. Apaisée. Ou un autre mot qui ressemble à ta journée.
Quelques notes datées peuvent t’aider à repérer des émotions ou des besoins récurrents. Un journal n’est pas un outil de diagnostic, et tu n’as pas à attendre qu’un schéma apparaisse pour demander de l’aide.

Question 2 : une chose dont mon corps a besoin aujourd’hui
Tu n’as pas à remercier ton corps ni à juger son apparence. Pense à ce qui te rendrait plus à l’aise.
« J’ai besoin de repos. » « J’aimerais de l’aide pour cette douleur. » « J’ai besoin de déjeuner. » « Une ceinture plus souple serait plus confortable. »
Un besoin mérite ton attention, même si tu ne peux pas y répondre tout de suite.

Question 3 : une petite joie des dernières 24 heures
Si un moment agréable te vient en tête, tu peux noter une chanson, un plaid confortable ou un aliment que tu as aimé. Sinon, passe cette question.
Le noter peut t’aider à en garder une trace. Tu n’as pas à trouver du positif dans chaque journée.

Question 4 : une chose dont j’ai besoin et que je n’ai pas demandée
De quoi aurais-tu besoin aujourd’hui ? L’as-tu dit à quelqu’un ? Tu peux commencer par une réponse très simple.
Ce peut être un verre d’eau, un repas préparé, une heure de relais ou un rendez-vous avec un professionnel. Certains besoins demandent de l’aide, pas seulement de mieux s’organiser.
Si possible, choisis quelqu’un qui peut t’aider pour la suite. Si tu ne te sens pas en sécurité ou as besoin de soins urgents, demande de l’aide maintenant plutôt que de laisser ce besoin dans le journal.

Question 5 : une chose sur le bébé dont je veux me souvenir
Son odeur, son petit poing, son regard pendant la tétée ou un bruit qu’il fait en dormant : choisis un détail que tu aimerais garder.
Les petits souvenirs changent avec le temps. En écrire un peut être une façon de le conserver, sans devoir tout documenter.
Tu pourras le relire un jour, si tu en as envie.

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Le temps que tu as aujourd'hui, quel qu'il soit, compte.
Dis à la Fenêtre combien de minutes et combien de mains tu as de libres, et elle choisit une petite chose pour toi : un étirement, une douche, une page d'un livre, dix minutes de rien. Un bocal les compte sur la semaine.
Pas d'e-mail demandé. Marche sur ton téléphone, d'une main.
Question 6 : un sujet pour lequel j’aimerais du soutien
Tu peux nommer une émotion difficile sans écrire sur ce qui te semble trop éprouvant. Arrête si l’écriture augmente ta détresse.
« Ma vie d’avant me manque. » « Je ne me sens pas encore attachée au bébé. » « J’en veux à mon ou ma partenaire en ce moment. » « J’ai peur de ne pas être douée pour ça. » « J’ai envie d’être seule une journée entière. »
Choisis d’écrire ou d’en parler à une personne de confiance. Pour garder ces mots privés, pense aux personnes qui peuvent accéder à ton carnet, ton appareil, ton compte ou ses sauvegardes.
Si des émotions ou des pensées t’inquiètent, contacte rapidement un professionnel de santé. Des pensées effrayantes et non souhaitées méritent du soutien et ne signifient pas automatiquement que tu vas agir. Si tu crains de passer à l’acte, ne peux pas assurer ta sécurité ou celle de ton bébé, ou te sens confuse ou déconnectée de la réalité, demande une aide urgente sur place.

Question 7 : une chose qui me manque (sans jugement)
Le sommeil, les amis, les concerts, la liberté d’improviser, ton travail, les longues douches ou le plaisir de lire longtemps. Tout ce qui te vient peut avoir sa place.
Tu peux aimer ton bébé et regretter certains aspects de ta vie d’avant. Écrire ce manque ne remet pas cet amour en question.
Ces sentiments peuvent coexister.

Où garder ton journal : carnet ou téléphone
Un carnet peut te plaire. Les notes du téléphone aussi. Choisis le support que tu as envie d’utiliser, sans acheter quelque chose pour tenir cette habitude.
Sur ton téléphone, tu peux créer une note, l’épingler et dater chaque entrée. Vérifie les réglages de confidentialité et les éventuelles synchronisations si tu souhaites garder ces textes privés.
L’idée est de rendre l’écriture accessible, pas de te demander d’utiliser davantage ton téléphone. Une feuille à portée de main peut tout aussi bien convenir.
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Quand tu n’as rien à dire
Certains jours, tu ne trouveras rien à écrire. Tu peux ressentir du vide, ne pas avoir de mots ou simplement ne pas en avoir envie.
Tu peux écrire « rien aujourd’hui », laisser une page blanche ou ne pas écrire. Tu n’as pas à justifier ce choix. Si le vide ou d’autres émotions t’inquiètent, demande du soutien.
Tu n’as rien à produire ni à prouver. Ce journal t’appartient.
Que faire de ce que tu as écrit ?
Tu peux les laisser telles quelles. Tu n’es pas obligée de relire ni d’analyser ce que tu as écrit.
Si relire t’est utile, fais-le quand tu le souhaites et remarque les besoins pour lesquels tu aimerais de l’aide. Arrête si cela te fait te sentir moins bien.
Une note peut t’aider à expliquer ce qui t’inquiète à une personne qui te soutient. Tu n’as toutefois pas besoin de preuves écrites pour demander des soins.
Écrire régulièrement, si cela te convient
Si tu veux une habitude : choisis une question et utilise-la chaque jour. La même pendant une semaine. Les notes du téléphone suffisent.
Si les habitudes te mettent la pression, écris quand tu en as envie. Une fois par semaine, une fois par mois ou sans régularité : le rythme n’a pas à devenir un objectif.
Si tu veux un repère, choisis un moment qui ne gêne ni une tétée, ni ton repos, ni un autre besoin. Le manquer n’a pas d’importance.
Quelques mots pour toi
Un mot ou trois phrases peuvent suffire. Garde ces questions et reviens à celle qui te parle, sans devoir répondre aux sept.
Pour d’autres idées, explore le défi de cinq jours ou le Lookbook post-partum en consultant leur contenu actuel. Tu n’as pas à les terminer pour prendre soin de toi.
Ce que tu ressens mérite une place et, quand tu en as besoin, du soutien. Tout tourne autour de toi, maman.
Toi aussi, tu mérites qu'on prenne soin de toi
Une styliste qui te connaît déjà, chaque matin.
L'Atelier, c'est Anah chaque matin, qui connaît déjà ta saison, ta silhouette et ton placard. La communauté, le magazine, le planificateur, et Habille-moi pour les matins où choisir est la partie difficile.

